mardi 3 janvier 2017

Houblons sauvages: Octobre 2006...

12 années que la brasserie flirte avec les malts et les houblons. 12 ans pour appréhender, comprendre. Des doutes, des saveurs, des émotions, des rencontres...
Vierge, il y a 12 ans, notre monde brassicole s'est peu à peu dépucelé et enrichi.

Dans ces méandres de créativité, le houblon est devenu une denrée rare, une matière à la mode.

Des questionnements sur le houblon? Toujours j'en ai eu...

Allez, pour cette nouvelle année, je vous offre ce texte écrit en octobre 2006:




RAMASSAGE DU HOUBLON


Dimanche, jour d’automne, le soleil décline. Pourquoi ne pas se laisser tenter par une cueillette de houblon sauvage ? Ma MZ fétiche ne peut malheureusement plus me porter vers une telle aventure, je choisis donc d’utiliser une automobile à quatre roues pour réaliser ce glanage. Houblon sauvage que tu es? où te cache-tu ?…En latin « humulus lupulus » signifie « plante du loup »…seras-tu aussi difficile a trouver que le loup ?

            Les routes départementales m’emmènent près de petits cours d’eau et notamment le long de la Vendinelle. Petit ruisseau de la Haute-Garonne, la Vendinelle au nom empreint de poésie et peut-être de légendes brassicoles est fortifié par de grandes murailles de ronces. Carcassonne en serait jalouse !
            Mes connaissances sur le houblon sont superficielles, néanmoins je sais que le houblon est très friand de haies lui servant de support ainsi que de l’humidité des cours d’eaux alors j’observe, je regarde…
            Et voilà qu’au bout de quelques minutes seulement, cette belle fleur s’offre à moi. Sa couleur vert clair qui contraste au vert foncé des ronces l’a trahie. Malgré ses efforts, le houblon ne peut se cacher.

            Il est alors temps d’aller à la rencontre des ces fleurs. La cueillette commence au milieu de ces couleurs d’automne. De plants en plants, on découvre des fleurs plus grosses, presque fanées, parfois brûlées par le soleil. Des parfums puissants nous suivent tout au long de notre ballade. Les tournesols grillés que nous rencontrons nous rappellent qu’il est important de cueillir rapidement ces petits boutons de houblons. En effet même ces gaillards de tournesols ont succombé aux flammes du soleil.
            Mais pourquoi glaner, récolter ces petites merveilles de parfums ?



            Plaisir, simple plaisir…petit bonheur instantané d’automne. Volonté de connaître, de rencontrer cette plante source d’amertumes, de fraîcheurs, d’arômes dans notre breuvage préféré…
            Désir de côtoyer cette matière première en espérant brasser son propre nectar avec sa propre récolte. C’est aussi se ressourcer avec ces matières premières qui donnent naissance à nos bières favorites.
            Voilà c’est simplement comprendre la bière et apprendre à mieux l’aimer.
            Alors n’hésitez pas…partez un après-midi d’automne cueillir quelques fleurs de houblon.

Et puis si brasser n’est votre tasse de bière alors laissez-vous tenter par un bain de houblon…inoubliable !

                                                                                  Stouf, houblonneur du dimanche. 


Bonne année 2017 et que le houblon continue à nous émerveiller...


mardi 25 octobre 2016

Brasseurs Chercheurs....


Troisième conférence festive....

Partons à la découverte de ces basseurs ayant l'âme d'un chercheur. 

Chercheurs scientifiques en étudiant, testant levures, températures, etc...Chercheurs historiques en se plongeant dans l'histoire culturelle des bières... chercheurs en partage et convivialité....

le 29 octobre, ils sont là pour vous au coin du comptoir pour bavarder, déguster, rêver...


On vous attend et attention le retour du lundi au bureau sera certainement fade car leurs histoires n'existent pas les bureaux...

Bises



samedi 15 octobre 2016

Ecrire, déguster...

Ecrire, écrire: joli verbe qui invite à la sensualité du papier et du crayon qui se caressent.
Envie d'écrire pour exprimer des émotions brassicoles, pour décrire ce gosier généreux qui ressent la chaleur d'une bière suave et puissante qui s'écoule au fond de la gorge, tel un acte sexuel.

Chercher les mots pour partager une sensualité enfouie dans l'évanescence d'une pièce encombrée de parfums houblonnés.

Chercher les mots pour savourer le goût des réunions joyeuses et des festins envoûtants.

Chercher les mots pour écrire et poser sur le coin de la feuille un calice brassicole...
Une petit lampée pendant que le crayon gratte la feuille et dessine des lettres. Oups une rature! que nenni, on continue!

Au fil des lignes, le col de mousse se dévoile autour du calice, une pointe d'énivrance arrive. Peu à peu, la page se remplit et le verre se vide. Modération étant absent ce soir, on prend une autre feuille vierge accompagnée d'une nouvelle bière trappiste tout aussi vierge. Une virginité brassicole qui accompagne un gosier déluré. Tels deux vieux potos, deux contenants s'accompagnent: 21*29.7 cm contenant de la feuille et 33 cl celui du calice.

Pendant que la crayon s'évade sur la feuille, le décapsuleur ponctue l'ambiance d'un petit pschittt. Deux Jacques accompagnent ce moment d'écriture brassicole: Brel et Higelin.

Le crayon dessine les mots, le décapsuleur dévoile la ponctuation. Le temps s'écoule sans être compté... Les heures s'écoulent tout comme la mousse, on s'évade sur un autre continent avec Calvin Russell, les deux Jacques sont partis en goguette...

Calvin, au même titre que les deux Jacquots est un esthète de la modération. Continuons!

On peut même penser que ce moment d'écriture ne vérifie pas l’apophtegme de Cléobule de Linde qui écrivait: "La modération est le plus grand bien"

Les mots enrobent le calice, la feuille devient le sous-bock du verre. Le comptoir devient vivant et légèrement collant et coloré....

Je vous laisse, Calvin et les deux Jacquots m'attendent. Le reste de la soirée ne sera jamais écrit et décrit, il sera simplement vécu au Facebar.

Bises...